Vieillissement au travail : les exosquelettes pour favoriser le maintien dans l'emploi ?

Le vieillissement de la population active est devenu un enjeu majeur pour les entreprises.

Les carrières s’allongent, certains métiers restent physiquement exigeants et les entreprises doivent trouver de nouvelles solutions pour permettre aux salariés de travailler plus longtemps dans de bonnes conditions.

Dans ce contexte, la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS), l’adaptation des postes et le maintien dans l’emploi prennent une importance croissante.

Parmi les solutions disponibles, les exosquelettes professionnels peuvent apporter une réponse concrète à certaines situations de travail particulièrement contraignantes.

Ils ne constituent évidemment pas une solution à eux seuls. Mais lorsqu’ils sont intégrés dans une démarche ergonomique globale, ils peuvent contribuer à réduire certaines sollicitations physiques et à rendre certains postes plus soutenables dans la durée.

Le vieillissement de la population active change la donne

La question du vieillissement ne concerne plus uniquement les politiques de retraite.

Elle concerne directement les entreprises et leurs organisations du travail.

Un salarié de 55 ou 60 ans n’est pas nécessairement moins capable de travailler qu’un salarié plus jeune. En revanche, l’exposition répétée à certaines contraintes physiques peut devenir plus difficile à supporter au fil des années.

Manutentions répétées, flexions du dos, travail prolongé penché, gestes répétitifs ou maintien des bras en hauteur peuvent contribuer à une usure physique lorsqu’ils sont réalisés quotidiennement pendant de nombreuses années.

L’enjeu est donc moins de demander aux salariés de « tenir » jusqu’à la retraite que de concevoir des conditions de travail compatibles avec des carrières plus longues.

Maintien dans l'emploi : agir avant l'apparition des difficultés

Le maintien dans l’emploi est souvent abordé lorsqu’une difficulté est déjà installée : restriction médicale, limitation fonctionnelle, arrêt de travail répété ou risque d’inaptitude.

Mais une politique efficace de prévention doit intervenir plus tôt.

Adapter un poste ne signifie pas nécessairement supprimer la tâche ou changer de métier.

Cela peut également consister à :
• modifier l’organisation du travail
• réduire les manutentions inutiles
• utiliser des aides mécaniques
• adapter les hauteurs de travail
• revoir les flux et l’aménagement du poste
• alterner les tâches
• ou utiliser une assistance physique lorsque celle-ci est pertinente.

L’objectif est de réduire l’exposition aux contraintes avant qu’elles ne deviennent un facteur d’exclusion du travail.

Les TMS : un enjeu majeur pour les carrières longues

Les troubles musculosquelettiques représentent une part importante des problèmes de santé liés au travail.

Ils concernent notamment le dos, les épaules, les coudes, les poignets et les membres inférieurs.

Dans les métiers physiques, la répétition des gestes et l’exposition prolongée à certaines postures peuvent devenir particulièrement problématiques.

Pour une entreprise, les conséquences dépassent d’ailleurs la seule question médicale :
• absentéisme
• difficultés de remplacement
• désorganisation des équipes
• restrictions d’aptitude
• perte d’expérience
• reclassements
• et, dans certains cas, sortie prématurée de l’emploi.

Prévenir les contraintes physiques est donc aussi une manière de préserver les compétences et l’expérience présentes dans l’entreprise.

Exosquelette professionnel : une solution pour réduire certaines contraintes physiques

C’est dans ce contexte que les exosquelettes professionnels peuvent trouver leur place.

Un exosquelette d’assistance physique ne transforme pas un salarié en « surhomme ».

Il ne supprime pas l’effort et ne doit pas être utilisé pour augmenter les charges manipulées.

Son rôle est différent : apporter une assistance ciblée lors de certaines phases particulièrement contraignantes d’une tâche.

Un exosquelette de dos peut par exemple accompagner les mouvements de flexion et de redressement lors de certaines manutentions.

Un exosquelette de membres supérieurs peut, selon sa conception, accompagner les tâches réalisées avec les bras maintenus en hauteur.

L’intérêt est donc directement lié au poste de travail.

L'exosquelette ne remplace pas l'ergonomie

C’est probablement le point le plus important lorsqu’une entreprise envisage cette technologie.

Un exosquelette ne doit pas être utilisé pour compenser un poste de travail mal conçu.

Avant d’introduire un équipement d’assistance, il faut rechercher les possibilités de supprimer ou de réduire la contrainte à sa source.

Par exemple :

Peut-on supprimer la manutention ?

Peut-on utiliser un moyen de levage ?

Peut-on modifier la hauteur de travail ?

Peut-on rapprocher la charge de l’opérateur ?

Peut-on modifier l’organisation ou la cadence ?

Si ces solutions ne permettent pas de supprimer suffisamment la contrainte, un exosquelette peut alors être étudié comme une solution complémentaire.

Cette approche est cohérente avec les principes généraux de prévention : la technologie vient compléter l’action ergonomique, elle ne la remplace pas.

Exosquelette et vieillissement au travail : quels bénéfices attendre ?

Il faut rester précis.

Un exosquelette ne « rajeunit » pas le salarié et ne permet pas de neutraliser les effets du vieillissement.

En revanche, une assistance physique peut contribuer à réduire certaines sollicitations lors d’une tâche donnée.

Selon le modèle et l’activité, les objectifs peuvent être de :
• diminuer les efforts ressentis
• réduire certaines contraintes sur le dos
• accompagner les mouvements de manutention
• faciliter certaines postures
• améliorer le confort pendant une tâche répétitive
• permettre de mieux supporter certaines contraintes physiques.

Le bénéfice attendu doit donc être défini en fonction de la situation de travail, et non du seul âge de l’utilisateur.

Peut-on utiliser un exosquelette pour maintenir un salarié dans son emploi ?

Oui, dans certaines situations, mais il faut distinguer prévention et compensation.

Dans une démarche de prévention, l’exosquelette peut être proposé à plusieurs salariés exposés à une même contrainte physique.

Dans une situation individuelle de maintien dans l’emploi, l’équipement peut également être étudié comme une solution d’aménagement du poste, notamment lorsqu’une préconisation médicale existe.

Dans tous les cas, le médecin du travail et les professionnels de la prévention restent des interlocuteurs essentiels.

Un exosquelette professionnel n’est pas un dispositif médical et ne doit pas être présenté comme une solution permettant de contourner une restriction médicale.

Les salariés âgés sont-ils les seuls concernés ?

Non. C’est même une erreur de présenter l’exosquelette uniquement comme une technologie destinée aux salariés vieillissants.

Un jeune salarié peut être exposé à une manutention répétitive.

Un salarié expérimenté peut parfaitement ne ressentir aucune difficulté particulière.

La logique doit donc être celle de l‘exposition au risque et des contraintes du poste, et non simplement celle de l’âge.

L’exosquelette peut ainsi intéresser des professionnels de générations différentes lorsqu’ils réalisent des tâches nécessitant une assistance physique.

Pourquoi la simplicité et la légèreté sont essentielles ?

Pour être utile dans la durée, un exosquelette doit être accepté par ses utilisateurs.

C’est particulièrement important dans les métiers où l’on alterne les déplacements, les manutentions et les changements de posture.

Un dispositif trop lourd ou trop encombrant peut rapidement devenir une contrainte supplémentaire.

Les exosquelettes passifs et notamment les modèles textiles ont justement évolué dans cette direction : réduire le poids et l’encombrement tout en conservant une assistance mécanique utile.

L’objectif n’est pas que le salarié sente constamment qu’il porte une technologie.

L’objectif est qu’il puisse travailler normalement, avec une assistance lorsqu’il en a besoin.

Comment intégrer un exosquelette dans une démarche de prévention ?

L’achat d’un exosquelette ne devrait jamais constituer la première étape.

Une démarche efficace peut suivre plusieurs étapes.

1. Identifier les tâches contraignantes

Quelles sont les postures, les gestes ou les manutentions qui posent réellement problème ?

2. Chercher les solutions à la source

Peut-on supprimer, automatiser ou mécaniser la tâche ?

3. Définir le besoin d’assistance

Si une assistance physique reste pertinente, quelle partie du corps faut-il cibler ?

4. Tester le matériel

Un essai en conditions réelles permet de vérifier l’adéquation entre l’exosquelette et le poste.

5. Faire participer les utilisateurs

L’acceptation par les salariés est déterminante.

6. Évaluer l’utilisation dans le temps

L’objectif n’est pas simplement de constater que l’exosquelette fonctionne lors d’une démonstration, mais qu’il est réellement utilisé dans le quotidien professionnel.

Exosquelettes : un outil parmi les réponses au vieillissement au travail

Le vieillissement de la population active ne sera pas résolu par une technologie unique.

Il nécessite probablement de repenser plus largement la manière dont les entreprises conçoivent les postes de travail, organisent les carrières et préservent les compétences.

Dans les métiers physiques, les exosquelettes peuvent néanmoins constituer un outil concret parmi d’autres.

Ils sont particulièrement intéressants lorsque la tâche reste nécessaire mais qu’il est difficile d’en supprimer totalement la contrainte physique.

C’est là que l’assistance physique prend tout son sens : ne pas remplacer le professionnel, mais lui permettre de réaliser son travail avec moins de sollicitation physique.

Prévenir l'usure professionnelle pour préserver l'expérience

Un salarié expérimenté représente bien davantage qu’une force de travail disponible.

Il possède des compétences, des habitudes professionnelles, une connaissance des équipements et une expérience qui sont souvent difficiles à remplacer.

Préserver sa capacité à exercer son métier dans de bonnes conditions est donc également un enjeu de transmission des savoir-faire.

Dans cette perspective, la prévention des TMS et l’adaptation des postes ne doivent pas être considérées uniquement comme des dépenses.

Elles participent aussi à une politique de maintien des compétences et de prévention de l’usure professionnelle.

Les exosquelettes peuvent y contribuer lorsqu’ils répondent réellement à un besoin identifié.

Exosquelette et maintien dans l'emploi : ce qu'il faut retenir

Le vieillissement de la population active impose aux entreprises de réfléchir à des conditions de travail compatibles avec des carrières plus longues.

Les exosquelettes professionnels ne constituent ni une solution miracle ni un substitut à l’ergonomie.

Mais dans certaines situations, ils peuvent apporter une assistance physique concrète et contribuer à réduire la pénibilité de tâches existantes.

Leur intérêt repose sur trois conditions :

Le bon poste.
L’assistance doit répondre à une contrainte réellement identifiée.

Le bon équipement.
Le modèle doit être adapté aux mouvements, à l’environnement et à la morphologie des utilisateurs.

La bonne démarche.
L’exosquelette doit s’intégrer dans une politique globale de prévention et de maintien dans l’emploi.

C’est à cette condition que cette technologie peut devenir autre chose qu’une innovation supplémentaire : un véritable outil de prévention au service de carrières plus longues et plus soutenables.

Vous réfléchissez à l'utilisation d'un exosquelette dans votre entreprise ?

Avant de choisir un modèle, il est essentiel d’identifier précisément les contraintes du poste et les besoins des utilisateurs.

EXOFAIR vous accompagne dans l’analyse du besoin et l’essai d’exosquelettes professionnels en situation réelle.


Exosquelette textile : pourquoi les modèles souples séduisent les professionnels

Les exosquelettes souples (soft exoskeletons en anglais), également appelés exosquelettes textiles ou parfois ergosquelettes, prennent une place croissante dans le domaine de l’assistance physique au travail.

Leur particularité ? Ils cherchent à apporter une assistance mécanique tout en restant légers, mobiles et peu encombrants.

Cette approche répond à un enjeu essentiel : un exosquelette n’est réellement utile que s’il est accepté par celui qui le porte.

Pour les entreprises qui cherchent à réduire la pénibilité de certaines tâches ou à prévenir les troubles musculosquelettiques (TMS), la question n’est donc plus seulement de savoir combien un exosquelette peut assister, mais aussi combien de temps un salarié acceptera de le porter.

Qu'est-ce qu'un exosquelette textile ?

L’exosquelette souple est un dispositif d’assistance physique qui utilise principalement des textiles, sangles, élastomères ou matériaux flexibles pour accompagner les mouvements du corps.

Contrairement à certains exosquelettes motorisés ou rigides, il ne repose pas nécessairement sur une armature articulée autour du corps.

Cette conception permet de réduire l’encombrement et de conserver une grande liberté de mouvement.

Les exosquelettes textiles sont principalement utilisés pour accompagner certaines tâches physiques, notamment :
• la manutention
• le travail penché
• les flexions répétées
• le port de charges
• certaines tâches répétitives
• et, selon les modèles, le maintien prolongé des bras en hauteur. I

ls sont particulièrement intéressants lorsque l’utilisateur doit se déplacer fréquemment ou enchaîner plusieurs gestes différents.

Comment fonctionne un exosquelette textile ?

Un exosquelette souple fonctionne généralement sans moteur ni batterie.

Son système mécanique stocke de l’énergie lorsque l’utilisateur effectue certains mouvements, puis la restitue au moment où l’assistance est nécessaire.

Dans le cas d’un exosquelette destiné au dos, par exemple, le système peut se mettre en tension lorsque l’utilisateur se penche.

Lorsqu’il revient vers une position redressée, cette énergie est restituée pour accompagner le mouvement.

L’exosquelette ne soulève donc pas la charge à la place de l’utilisateur.

Il apporte une assistance qui permet de réduire une partie de l’effort demandé au corps.

C’est notamment ce principe qui permet à des modèles comme le BISKO® de fonctionner sans moteur ni batterie.

Pourquoi les exosquelettes textiles se développent-ils ?

Le développement des exosquelettes souples répond à une difficulté bien connue des entreprises : faire adopter durablement un équipement de prévention.

Un dispositif peut être performant sur le papier et pourtant rester inutilisé s’il est trop lourd, trop contraignant ou trop compliqué à régler.

À l’inverse, un exosquelette léger et discret peut être beaucoup plus facilement intégré dans les habitudes de travail.

C’est pourquoi les critères d’acceptation sont devenus aussi importants que les performances mécaniques.

Le confort

Le dispositif doit limiter les points de pression et rester confortable pendant la durée d’utilisation.

La liberté de mouvement

Un professionnel doit pouvoir marcher, se pencher, se retourner et effectuer ses gestes habituels sans avoir l’impression d’être enfermé dans une armature.

La légèreté

Plus un dispositif est léger, moins il risque de devenir une contrainte supplémentaire.

La simplicité

Un exosquelette professionnel doit pouvoir être rapidement endossé, réglé et retiré.

L’objectif est que l’utilisateur pense davantage à son travail qu’à l’exosquelette qu’il porte.

Exosquelette textile passif ou exosquelette rigide actif : lequel choisir ?

Il n’y a pas de réponse universelle.

Les deux technologies peuvent répondre à des besoins différents.

Un exosquelette actif peut offrir une assistance importante et être parfaitement adapté à certaines tâches spécifiques.

Un modèle souple privilégiera généralement la mobilité, la légèreté et la polyvalence.

Le choix dépend donc avant tout de la tâche.

Pour une manutention répétée avec de nombreux déplacements, un modèle léger et peu encombrant peut présenter un avantage important.

Pour une tâche très spécifique nécessitant un niveau d’assistance élevé dans une posture donnée, un autre type d’exosquelette peut être plus adapté.

Il ne faut donc pas opposer systématiquement exosquelettes souples et rigides : il faut choisir la technologie en fonction du poste de travail.

Un exosquelette textile peut-il aider à porter des charges ?

Oui, certains modèles sont conçus pour accompagner les mouvements de manutention.

Lorsqu’une personne saisit une charge au sol ou devant elle, elle doit notamment incliner son tronc puis revenir vers une position redressée.

C’est précisément dans cette phase que l’assistance mécanique peut intervenir.

L’exosquelette peut ainsi contribuer à réduire les sollicitations du dos lors des mouvements de manutention.

Mais il ne faut pas confondre assistance et augmentation de la capacité de levage.

L’exosquelette ne permet pas de porter plus lourd

Son rôle est de rendre une tâche existante moins pénible, pas d’autoriser l’utilisateur à dépasser les limites de charge ou les règles de sécurité applicables à son poste.

C’est un point essentiel dans toute démarche de prévention.

Les exosquelettes textiles sont-ils adaptés à la prévention des TMS ?

Ils peuvent constituer une solution complémentaire dans une démarche de prévention, lorsque l’analyse du poste montre qu’une assistance physique peut être pertinente.

Les troubles musculosquelettiques sont multifactoriels. Leur prévention ne repose donc pas sur un équipement unique.

L’entreprise doit également agir sur :
• l’organisation du travail
• les moyens de manutention
• l’aménagement des postes
• les gestes et postures
• les cadences
• la formation
• et les conditions générales de travail.

L’exosquelette vient alors compléter les mesures existantes.

Il ne remplace pas une démarche ergonomique.

Le principal avantage d'un exosquelette : être réellement porté

C’est probablement l’une des évolutions les plus importantes du marché.

Pendant longtemps, la question était principalement : «

Quel niveau d’assistance peut apporter l’exosquelette ? »

Aujourd’hui, une autre question est devenue incontournable :

« L’utilisateur va-t-il réellement le porter tous les jours ? »

Un équipement qui reste dans son emballage n’a évidemment aucun effet sur la pénibilité.

C’est pourquoi le confort, la légèreté et la facilité d’utilisation doivent être considérés comme des critères de performance à part entière.

Les travaux consacrés à l’acceptabilité des exosquelettes vont dans ce sens. Une étude publiée dans Zeitschrift für Arbeitswissenschaft en 2023 a notamment étudié l’intention de porter différents types d’exosquelettes dans la durée.

Pourquoi les exosquelettes textiles intéressent-ils particulièrement la manutention ?

La manutention concerne un très grand nombre de métiers.

On retrouve des situations de travail sollicitantes dans :
• la logistique
• l’industrie
• le BTP
• l’artisanat
• l’agriculture
• les métiers de l’entretien
• les services à la personne
• les établissements de santé.

Dans beaucoup de ces activités, le salarié doit alterner marche, flexions, manutention, déplacements et changements de posture.

La polyvalence devient alors un avantage important.

Un exosquelette de manutention doit assister le mouvement sans devenir lui-même une contrainte.

L'exosquelette textile est-il l'avenir de l'assistance physique ?

Il serait trop tôt pour affirmer qu’il deviendra une forme d’EPI.

En revanche, une tendance est claire : les fabricants cherchent à rendre les exosquelettes plus légers, plus simples et plus faciles à accepter.

L’évolution des textiles techniques, des matériaux composites et des élastomères permet aujourd’hui de concevoir des dispositifs beaucoup moins encombrants que certaines générations précédentes.

Cette évolution est particulièrement intéressante pour les professionnels qui ne veulent pas ajouter une contrainte à leur activité.

Car finalement, la meilleure technologie n’est pas nécessairement celle qui affiche le niveau d’assistance le plus élevé.

C’est celle qui apporte suffisamment d’assistance tout en restant compatible avec la réalité du travail.

BISKO® : un exosquelette textile et souple conçu pour la manutention

Chez EXOFAIR, cette philosophie a conduit à la proposition du BISKO®.

Conçu comme un exosquelette professionnel d’assistance au dos, il utilise un système mécanique à base d’élastomères et fonctionne sans moteur ni batterie.

Son objectif est d’accompagner les mouvements de flexion et de redressement lors des tâches de manutention et de travail penché.

Sa conception textile vise notamment à offrir :
• un faible encombrement
• une grande liberté de mouvement
• une utilisation simple
• une assistance mécanique sans alimentation électrique
• et une bonne compatibilité avec les déplacements professionnels.

Le principe reste le même : assister le professionnel sans faire le travail à sa place.

Exosquelette textile : que faut-il retenir ?

Les exosquelettes textiles répondent à une évolution importante de l’assistance physique au travail.

Ils ne cherchent pas nécessairement à maximiser l’assistance mécanique. Leur ambition est plutôt de trouver le bon équilibre entre assistance, légèreté, confort et liberté de mouvement.

Pour une entreprise qui envisage un exosquelette de manutention, trois critères doivent particulièrement retenir l’attention :

1. L’adéquation au poste
L’assistance doit intervenir au moment où le salarié en a réellement besoin.

2. L’acceptation par l’utilisateur
Un dispositif inconfortable ou trop contraignant sera rapidement abandonné.

3. L’utilisation dans la durée
L’objectif d’un équipement de prévention est d’être utilisé régulièrement, dans les conditions réelles de travail.

C’est cette combinaison qui fait la différence entre un exosquelette intéressant sur le papier et un véritable outil de prévention utilisé sur le terrain.

Vous cherchez un exosquelette de manutention ?

Le choix ne doit pas se faire uniquement sur une fiche technique.

Décrivez-nous votre activité, les charges manipulées et les principales contraintes du poste. Nous pouvons vous orienter vers le type d’exosquelette le plus adapté et organiser un essai en situation réelle.


Exosquelette professionnel : quelles sont les aides pour financer son achat ?

Un exosquelette professionnel peut-il être financé par l’Assurance Maladie ? Existe-t-il des aides pour les entreprises qui souhaitent prévenir les TMS ou aménager le poste d’un salarié ?

La réponse est oui dans certaines situations, mais il n’existe pas un remboursement automatique de tous les exosquelettes.

Le financement dépend notamment de la situation du salarié, du projet de l’entreprise et du dispositif d’aide sollicité.

C’est une distinction importante, car les exosquelettes destinés à la prévention des contraintes physiques au travail ne répondent pas aux mêmes usages que les exosquelettes robotisés utilisés dans le domaine médical.

Exosquelette médical et exosquelette professionnel : deux usages différents

Le mot « exosquelette » recouvre aujourd’hui des technologies très différentes.

Certains dispositifs motorisés sont conçus pour accompagner la marche ou la mobilité de personnes présentant certaines limitations fonctionnelles. Ils relèvent d’une logique médicale ou de rééducation.

Les exosquelettes professionnels passifs, eux, sont destinés à l’assistance physique au travail.

Ils fonctionnent généralement sans moteur ni batterie et cherchent à réduire les sollicitations liées à certaines tâches : manutention, flexions répétées, travail penché ou maintien prolongé des bras en hauteur.

Cette distinction est essentielle lorsqu’on parle de financement.

Un exosquelette professionnel n’est pas automatiquement un dispositif médical et son achat n’est pas automatiquement remboursé par l’Assurance Maladie.

Dans quels cas un exosquelette professionnel peut-il être financé ?

L’exosquelette répond à une situation individuelle de handicap ou de maintien dans l’emploi Lorsqu’un salarié bénéficie d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ou d’une situation nécessitant un aménagement spécifique de son poste, des dispositifs de compensation peuvent être mobilisés.

Le projet doit être étudié avec les acteurs compétents et, selon la situation, avec le médecin du travail.

Des organismes comme l’Agefiph dans le secteur privé ou le FIPHFP dans la fonction publique peuvent notamment intervenir dans le financement de certaines aides destinées à compenser une situation de handicap.

Dans ce contexte, l’exosquelette peut être envisagé comme un moyen d’aménagement ou de compensation du poste, lorsque son utilisation est pertinente.

Il ne s’agit donc pas d’un remboursement automatique : le financement dépend de l’évaluation de la situation et des critères du dispositif concerné.

L'Assurance Maladie peut-elle financer un exosquelette ?

Oui, dans certaines conditions

L’Assurance Maladie – Risques professionnels propose aujourd’hui la Subvention Prévention des risques ergonomiques, destinée à aider les entreprises à réduire l’exposition de leurs salariés à certains facteurs de risques ergonomiques, notamment les manutentions manuelles de charges et les postures pénibles. (Ameli)

S’ils sont préconisés par la médecine du travail, les exosquelettes peuvent faire l’objet d’une aide financière lorsqu’ils relèvent d’un aménagement de poste individuel, selon les conditions du dispositif. (Ameli)

Cela signifie qu’il faut vérifier l’éligibilité du projet avant de considérer l’aide comme acquise. Mais attention, les règles, équipements éligibles, montants et conditions peuvent évoluer.

Et pour une démarche de prévention des TMS ?

L’entreprise peut également engager une démarche globale de prévention des troubles musculosquelettiques. L’Assurance Maladie – Risques professionnels propose notamment TMS Pros, une démarche structurée en quatre étapes permettant d’identifier les situations de travail à risque, de les analyser et de construire un plan d’action. (Ameli)

La prévention ne consiste donc pas simplement à acheter un équipement.

Avant de choisir un exosquelette, il est pertinent de se demander :
• quelle tâche génère la contrainte
• quelle posture ou quel effort doit être réduit
• quelles solutions techniques ou organisationnelles existent
• si l’exosquelette répond réellement au problème
• et comment les utilisateurs vont l’intégrer dans leur travail.

L’exosquelette doit être considéré comme un outil parmi les solutions possibles de prévention.

Quelles autres aides peuvent financer un exosquelette ?

L’Assurance Maladie n’est pas le seul interlocuteur possible.

Selon la situation de l’entreprise, du salarié et du secteur d’activité, d’autres organismes peuvent être concernés.

Agefiph et FIPHFP

Pour les situations de handicap et de maintien dans l’emploi, l’Agefiph et le FIPHFP peuvent être sollicités selon les règles applicables au projet.

MSA

Les entreprises relevant du régime agricole peuvent également se rapprocher de la MSA, notamment lorsqu’un projet concerne la prévention des risques professionnels dans le secteur agricole.

Secteur du BTP

Les entreprises du bâtiment peuvent également être accompagnées par les organismes de prévention du secteur, notamment l’OPPBTP, selon la nature du projet.

Établissements de santé – ARS

Dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, les projets peuvent également être étudiés par l’ARS dans le cadre des démarches de prévention des risques professionnels et des dispositifs propres au secteur.

Attention : une aide financière ne signifie pas que l'exosquelette est automatiquement adapté

C’est un point essentiel.

Obtenir une aide ne doit jamais être le point de départ du choix d’un exosquelette.

Le premier sujet reste le poste de travail.

Un exosquelette peut être très efficace pour une tâche et totalement inadapté à une autre.

Par exemple, un dispositif conçu pour accompagner le travail penché ne répondra pas nécessairement au besoin d’un salarié qui travaille principalement les bras au-dessus des épaules.

Le choix doit donc commencer par une analyse de la situation de travail, puis par un essai du matériel en conditions réelles.

Comment savoir si mon entreprise peut obtenir une aide ?

Il n’existe pas une réponse unique.

Le financement dépend notamment :
• du statut de l’entreprise
• du secteur d’activité
• du nombre de salariés
• de la situation du salarié concerné
• du type d’exosquelette
• de son usage
• de la nature du projet : prévention ou compensation individuelle
• et des conditions du dispositif au moment de la demande.

Les modalités de financement évoluant régulièrement, il est indispensable de vérifier les critères en vigueur avant l’achat.

Pour les aides de l’Assurance Maladie – Risques professionnels, la demande et les conditions doivent notamment être vérifiées auprès de la caisse régionale compétente. L’Assurance Maladie indique également que les demandes de subvention passent par le compte entreprise et recommande de se rapprocher de la Carsat, de la Cramif ou de la CGSS pour l’étude du dossier. (Ameli)

Combien coûte un exosquelette professionnel ?

Le prix varie fortement selon la technologie, le niveau d’assistance et le type d’utilisation.

Les exosquelettes passifs destinés à la prévention professionnelle sont généralement beaucoup plus accessibles que les systèmes robotisés complexes.

Mais le prix d’achat ne doit pas être le seul critère.

Pour une entreprise, il faut également prendre en compte :
• le nombre d’utilisateurs
• la fréquence d’utilisation
• l’accompagnement et la formation
• les éventuels accessoires
• la maintenance
• et surtout l’adoption réelle par les salariés.

Un exosquelette qui reste dans un placard coûte toujours trop cher, même s’il était peu coûteux à l’achat.

Comment réussir un projet d'exosquelette en entreprise ?

L’expérience montre qu’un projet d’exosquelette fonctionne mieux lorsqu’il ne se résume pas à une commande de matériel.

Nous recommandons généralement une démarche en plusieurs étapes :

1. Identifier les situations de travail à risque

Quels gestes, postures ou efforts sont réellement problématiques ?

2. Définir le besoin d’assistance

Dos ? Bras ? Manutention ? Travail penché ? Travail bras en hauteur ?

3. Tester plusieurs solutions

Le confort et la liberté de mouvement sont aussi importants que le niveau d’assistance.

4. Faire participer les utilisateurs

L’acceptation par les opérateurs est déterminante.

5. Mesurer l’utilisation dans le temps

Un essai réussi ne signifie pas nécessairement que l’équipement sera porté durablement.

6. Vérifier les possibilités de financement

Une fois le projet défini, les dispositifs d’aide correspondant à la situation peuvent être étudiés.

En résumé : l'Assurance Maladie rembourse-t-elle les exosquelettes ?

Pas automatiquement.

En revanche, en 2026, certains exosquelettes peuvent entrer dans des dispositifs d’aide financière, notamment lorsqu’ils sont utilisés dans le cadre d’un aménagement individuel du poste préconisé par la médecine du travail, sous réserve des conditions d’éligibilité. (Ameli)

L’Assurance Maladie – Risques professionnels propose également des dispositifs plus larges de prévention des risques ergonomiques et des TMS. (Ameli)

La bonne démarche consiste donc à :

Identifier le besoin → analyser le poste → tester l’exosquelette → vérifier l’éligibilité aux aides → puis investir.

Chez EXOFAIR, nous pouvons vous accompagner dans l’identification de la solution la plus adaptée à votre situation et vous aider à préparer votre projet d’essai.

Vous avez un projet d’exosquelette ?

Décrivez nous votre situation de travail. Nous vous orientons vers la solution la plus adaptée et vous indiquons les points à vérifier concernant les possibilités de financement.


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