Quel exosquelette choisir pour son métier ? Face au nombre croissant de modèles disponibles, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Exosquelette de dos, exosquelette pour les bras, modèle passif ou motorisé : les technologies répondent à des besoins très différents.

Pour faire le bon choix, il faut commencer par une question simple : quelle tâche cherche-ton à rendre moins pénible ?

Manutention de charges, travail penché, gestes répétitifs, bras au-dessus des épaules, maintien d’une posture contraignante… chaque situation appelle une réponse différente.

Un exosquelette n'est pas une solution universelle

L’erreur la plus fréquente consiste à chercher le meilleur exosquelette dans l’absolu.

En réalité, le meilleur exosquelette est celui qui correspond au travail réalisé.

Un préparateur de commandes qui manipule régulièrement des colis au sol n’a pas les mêmes besoins qu’un peintre qui travaille plusieurs heures les bras levés. De même, un professionnel qui effectue quelques manutentions lourdes dans la journée ne recherchera pas nécessairement le même niveau d’assistance qu’un salarié exposé à des postures contraignantes pendant plusieurs heures.

Avant de comparer les marques et les modèles, il est donc préférable d’analyser :
• les gestes réalisés
• les postures les plus contraignantes
• le poids et la fréquence des charges manipulées
• la hauteur de travail
• la durée d’exposition
• les déplacements nécessaires
• la morphologie des utilisateurs
• et les contraintes propres à l’environnement de travail.

C’est la tâche qui doit guider le choix de l’exosquelette, et non l’inverse.

Exosquelette actif ou exosquelette passif : quelle différence ?

Tous les exosquelettes ne fonctionnent pas de la même manière.

Les exosquelettes motorisés ou actifs

Les exosquelettes actifs utilisent des moteurs, des batteries et des systèmes électroniques pour produire une assistance au mouvement.

Ils peuvent notamment accompagner certains mouvements de marche ou de mobilité. Leur utilisation concerne principalement des applications médicales, de rééducation ou certaines situations de handicap.

Ils sont généralement plus complexes et plus lourds que les modèles passifs.

Les exosquelettes passifs

Les exosquelettes passifs fonctionnent sans moteur et sans batterie.

Ils utilisent des systèmes mécaniques, des ressorts, des élastomères ou, selon les modèles, de l’air comprimé pour stocker puis restituer de l’énergie au cours du mouvement.

L’objectif n’est pas de faire le travail à la place de l’utilisateur, mais de réduire l’effort demandé au corps dans certaines phases du mouvement.

C’est cette simplicité qui permet aux exosquelettes passifs d’être utilisés dans de nombreux environnements professionnels : industrie, logistique, BTP, artisanat, agriculture ou encore certains métiers de la santé.

Exosquelette de dos ou exosquelette pour les bras ?

C’est l’une des premières questions à se poser.

Pour les manutentions et le travail penché : un exosquelette de dos

Lorsqu’un salarié se penche fréquemment pour saisir, déplacer ou déposer des charges, l’enjeu principal concerne le soutien du tronc et la réduction des sollicitations lombaires.

Un exosquelette de dos peut accompagner ces mouvements et apporter une assistance lors des phases les plus contraignantes.

C’est notamment le cas pour :
• la manutention
• la préparation de commandes
• le chargement et déchargement
• certains travaux du BTP
• l’entretien et la maintenance
• l’agriculture
• les métiers de l’artisanat.

Pour les travaux bras levés : un exosquelette de membres supérieurs

Lorsque la contrainte principale vient du maintien des bras en hauteur, le besoin est différent.

Peinture, ponçage, perçage, assemblage, installation, maintenance ou travail au-dessus de la poitrine peuvent nécessiter une assistance ciblée des membres supérieurs.

Dans ce cas, un exosquelette de bras est généralement plus pertinent qu’un modèle conçu principalement pour la manutention.

Faut-il choisir un exosquelette qui fait tout ?

C’est tentant, mais rarement la meilleure approche.

Un dispositif capable d’assister simultanément le dos, les bras, les jambes et les genoux finirait par devenir particulièrement complexe.

Or, un exosquelette professionnel doit avant tout être utile, confortable et suffisamment simple pour être réellement porté.

Il vaut donc souvent mieux cibler la principale source de pénibilité plutôt que de chercher à assister toutes les parties du corps.

Le bon exosquelette est celui que l’utilisateur accepte de porter au quotidien.

Quel exosquelette choisir selon son métier ?

Il n’existe pas de correspondance automatique entre un métier et un modèle. Deux personnes exerçant la même profession peuvent avoir des besoins différents selon leur poste.

Quelques grandes tendances peuvent néanmoins aider à s’orienter.

BTP et artisanat

Les situations sont très variées : manutention au sol, travail penché, port de charges, perçage, peinture ou installation.

Un exosquelette de dos comme le BISKO® peut être adapté aux situations de manutention et de travail penché. Pour les travaux prolongés bras en hauteur, un modèle destiné aux membres supérieurs comme ALTUO® sera plus pertinent.

Industrie

Dans l’industrie, le choix dépend principalement du poste : approvisionnement, assemblage, manutention, contrôle, maintenance…

Une analyse du poste permet de déterminer si l’assistance doit principalement concerner le dos ou les membres supérieurs.

Logistique

Préparation de commandes, picking, chargement ou déchargement peuvent générer de nombreuses flexions du tronc et manipulations répétées.

Un exosquelette de dos peut alors contribuer à réduire la pénibilité de certaines tâches.

Santé et aide à la personne

Les professionnels de santé peuvent être exposés à des situations très différentes : transfert de personnes, manutention de matériel, travail penché ou gestes répétitifs.

Le choix doit être particulièrement attentif à la liberté de mouvement et aux contraintes spécifiques du poste.

Un exosquelette permet-il de porter plus lourd ?

Non.

Un exosquelette d’assistance physique n’a pas pour objectif d’augmenter les capacités de manutention autorisées.

Il doit permettre de réduire l’effort ressenti et les sollicitations physiques sur une tâche existante, et non d’inciter à augmenter les charges manipulées.

Il ne remplace donc ni les règles de manutention, ni les moyens mécaniques de levage lorsque ceux-ci sont nécessaires.

L’objectif est simple : faire le même travail avec moins de pénibilité.

Un exosquelette est-il vraiment confortable ?

C’est l’un des critères les plus importants, et parfois le plus sous-estimé.

Un exosquelette peut être techniquement très performant et pourtant rester inutilisé s’il est trop lourd, trop encombrant ou difficile à régler.

Pour favoriser l’adoption, il faut notamment regarder :
• le poids
• l’encombrement
• la liberté de mouvement
• les points de contact avec le corps
• la facilité d’habillage
• les possibilités de réglage
• la compatibilité avec les vêtements et équipements de travail.

L’essai en situation réelle reste donc essentiel.

Pourquoi l'essai est-il important avant d'acheter un exosquelette ?

Parce que les caractéristiques techniques ne suffisent pas à déterminer si un modèle conviendra réellement à un poste.

Deux exosquelettes présentant une assistance comparable peuvent être perçus très différemment selon la morphologie de l’utilisateur, les mouvements réalisés ou l’environnement de travail.

Un essai permet de vérifier concrètement :
• si l’assistance intervient au bon moment
• si les réglages sont faciles
• si les mouvements restent naturels
• si l’utilisateur peut travailler normalement
• et surtout, s’il a envie de continuer à le porter.

Chez EXOFAIR, nous privilégions cette approche terrain plutôt qu’un choix réalisé uniquement à partir d’une fiche technique.

Comment choisir son exosquelette professionnel ?

Avant de choisir un modèle, posez-vous ces cinq questions :

1. Quelle partie du corps est principalement sollicitée ? Dos, épaules, bras, jambes ?

2. Quel mouvement pose problème ? Se pencher, soulever, maintenir une charge, travailler bras levés ?

3. Combien de temps cette contrainte est-elle répétée ?

4. L’utilisateur doit-il beaucoup se déplacer ?

5. Le dispositif sera-t-il réellement accepté et porté par les opérateurs ?

Ces réponses permettent déjà de réduire considérablement le nombre de modèles à considérer.

En résumé

Situation de travail
Manutention et flexions répétées
Travail prolongé penché
Charges lourdes manipulées régulièrement
Travail prolongé bras en hauteur
Grande mobilité sur le poste
Plusieurs utilisateurs

Besoin à privilégier
Assistance du dos
Soutien du tronc
Assistance renforcée à la manutention
Assistance des membres supérieurs
Modèle léger et peu encombrant
Réglages simples et plage morphologique adaptée

Le bon exosquelette est d'abord celui qui correspond au travail

Choisir un exosquelette ne consiste donc pas à comparer uniquement des niveaux d’assistance ou des prix.

Il faut regarder l’ensemble du poste de travail et identifier le moment où l’effort devient réellement contraignant.

Un exosquelette efficace doit ensuite apporter une assistance ciblée, tout en restant suffisamment léger, confortable et simple pour être adopté par les utilisateurs.

Chez EXOFAIR, nous défendons une approche simple : partir du besoin, tester en situation réelle, puis choisir la technologie la plus adaptée.

Vous hésitez entre plusieurs modèles ?

Parlez nous de votre poste de travail : nous vous aidons à identifier l’exosquelette le plus adapté à votre activité.

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