BISKO a été testé parmi trois exosquelettes dans les métiers forestiers. Découvrez pourquoi l’accompagnement, le réglage et l’adaptation au terrain sont essentiels à l’adoption.

BISKO parmi les trois exosquelettes expérimentés par le Groupe Coopération Forestière

Les exosquelettes suscitent aujourd’hui beaucoup d’attentes dans les métiers soumis à des contraintes physiques importantes. Mais une question reste essentielle : comment faire pour qu’un exosquelette soit réellement adopté par les professionnels qui vont l’utiliser ?

Une expérimentation menée par le Groupe Coopération Forestière (GCF) apporte des éléments de réponse particulièrement intéressants.

En partenariat avec le SNPF et le FCBA, le GCF a engagé un programme de deux ans consacré à la recherche de solutions ergonomiques adaptées aux travaux forestiers et aux activités en pépinière. Après une veille portant sur une cinquantaine de modèles, trois exosquelettes ont finalement été retenus pour des essais en conditions réelles dont le BISKO.. (France Bois Forêt)

Tester l’exosquelette dans la réalité du travail

Les travaux forestiers présentent des contraintes physiques particulières : plantation, désherbage, postures penchées, travail à genoux, répétition des gestes et manutention.

Dans ces situations, l’objectif n’est pas de remplacer le travailleur par une machine, mais de réduire les contraintes physiques auxquelles son corps est soumis.

Les exosquelettes constituent ainsi une solution intermédiaire entre la mécanisation complète et le travail manuel : ils accompagnent le mouvement tout en laissant l’opérateur maître de son geste. (France Bois Forêt)

C’est précisément pourquoi les essais en situation réelle sont essentiels.

Un exosquelette peut sembler performant lors d’une démonstration. Mais ce qui compte réellement, c’est son comportement pendant plusieurs heures de travail, avec les gestes, les déplacements, les contraintes et les imprévus du métier.

Des premiers résultats encourageants pour le BISKO

Les premiers résultats présentés lors du webinaire du 18 juin sont encourageants.

Les professionnels ayant participé aux expérimentations ont notamment constaté moins de douleurs et moins de fatigue. Les exosquelettes testés ont également été jugés confortables, stables et compatibles avec les gestes du métier. Leur acceptation par les opérateurs s’est révélée globalement positive. (France Bois Forêt)

Pour BISKO, ces résultats sont particulièrement intéressants : ils montrent que la recherche de solutions simples, légères et compatibles avec les mouvements professionnels peut trouver sa place dans des environnements de travail exigeants.

Mais l’expérimentation fait surtout ressortir un autre enseignement.

Pour l’adoption d’un exosquelette, La technologie ne suffit pas

L’un des principaux enseignements de cette étude concerne le réglage et l’accompagnement.

Comme le souligne Damien François, du Groupe Coopération Forestière :

« L’efficacité dépend d’un réglage adapté à l’utilisateur et à la tâche, de l’accompagnement à la prise en main, et d’ajustements possibles selon les situations. » (France Bois Forêt)

Cette phrase résume une conviction forte chez EXOFAIR :

Un exosquelette ne s’adopte pas simplement parce qu’il fonctionne.

Il doit être compris, essayé, réglé et intégré dans la réalité du travail.

C’est là que l’accompagnement prend toute son importance.

De l'essai à l'adoption : le rôle de Fox Innovation

Avec Fox Innovation, l’accompagnement commence bien avant la remise de l’équipement.

Une même technologie peut être parfaitement adaptée à une tâche et beaucoup moins pertinente dans une autre. De même, un réglage efficace pour un opérateur ne sera pas nécessairement optimal pour son collègue.

L’objectif n’est donc pas de convaincre à tout prix.

L’objectif est de permettre à l’utilisateur de tester, ressentir, comparer et donner son avis.

C’est cette démarche qui transforme progressivement une innovation technologique en un véritable outil de travail.

Les facteurs humains sont déterminants

Nous l’avons récemment illustré à travers les 7 grandes objections à l’adoption des exosquelettes : peur d’être considéré comme faible, crainte de perdre ses capacités physiques, inconfort, coût, peur d’être remplacé par la technologie, effet « surhomme » ou encore expérience négative d’un équipement resté au placard.

Ces objections ne sont pas simplement des problèmes techniques. elles sont avant tout humaines.

Et elles ne disparaissent pas avec une fiche produit ou un argumentaire commercial.

Elles disparaissent lorsque l’expérience du terrain permet à l’utilisateur de constater :

« Cet outil m’aide réellement dans mon travail. »

L'exosquelette ne remplace pas la prévention

Il est également important de rappeler ce que l’exosquelette ne fait pas.

Il ne supprime pas la contrainte à la source.

Il ne doit pas être utilisé pour augmenter les charges ou accélérer les cadences.

Et il ne constitue pas un traitement médical des douleurs existantes.

L’expérimentation forestière rappelle ainsi que les exosquelettes doivent s’inscrire dans une démarche globale de prévention des TMS. Ils constituent un outil supplémentaire dans cette démarche, et non une solution unique. (France Bois Forêt)

Préserver les professionnels pour faire durer les métiers

Cette expérimentation est particulièrement intéressante dans le contexte actuel.

Les métiers forestiers, comme de nombreux métiers de l’industrie, du BTP, de la logistique ou de l’agriculture, doivent faire face à une double problématique : prévenir l’usure physique des travailleurs tout en conservant les compétences et les savoir-faire.

L’exosquelette peut contribuer à cette équation.

Mais sa réussite dépendra moins de la sophistication de la technologie que de sa capacité à s’intégrer naturellement dans le travail réel.

Notre conviction chez EXOFAIR

Le meilleur exosquelette n’est pas celui qui affiche les meilleures performances sur le papier.

C’est celui que le professionnel accepte de porter, qu’il sait utiliser, qui répond à sa tâche et qui améliore réellement son quotidien.

L’expérimentation menée par le Groupe Coopération Forestière, avec BISKO parmi les trois modèles testés, illustre parfaitement cette réalité : les premiers résultats sont encourageants, mais le réglage, l’accompagnement et l’adaptation au terrain sont indissociables de la technologie. (France Bois Forêt)

Chez EXOFAIR, nous voulons faire de l’exosquelette un outil de prévention simple, accessible et réellement adopté, au service de celles et ceux qui font les métiers les plus physiques.

Parce qu’une innovation qui reste au placard n’est pas une innovation.

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